Selon le Coran et les Hadiths, à la fin des temps, tous les hommes ressusciteront et comparaîtront devant Allah. A la suite de ce jugement certains iront au paradis et d'autres en enfer. Les obligations imposées au musulman (la récitation, la prière, le jeune, l'aumône, le pèlerinage) montrent que l'islam est une religion légaliste; l'homme gagne son salut par ses efforts. Et comme dans toute religion ou secte humaine, l'adepte n'est jamais certain du sort final qui lui est réservé. Ainsi, le musulman qui a rempli tous ses devoirs ne peut espérer entrer au paradis que si Allah le veut (In sha' Allah). Pour se rassurer les musulmans déclarent que Muhammad (saw) intercédera en leur faveur. Cela constitue pour eux une consolation d'odre émotionnel, car nul ne peut envisager, sans frayeur, de se trouver un jour, seul dans l'ébloussante clarté du Jugement de Dieu. Mais cette consolation est-elle fondée sur des affirmations claires du Coran ?
Selon le Hadith, Le Prophete Muhammad (saw) aurait prononcé ces paroles : " Par Allah! Quoique je sois l'envoyé d'Allah, je ne sais pas ce qu'Allah fera de moi ". Abou Bakr, compagnon d'armes et premier successeur du prophète, l'un des quatre califes légitimes déclara peu avant sa mort à Aïcha : " O ma fille, voici arrivé le jour de ma délivrance et de ma récompense: si c'est la félicité, elle sera éternelle; si c'est le tourment, il ne cessera pas ". Voici dans quelle incertitude fut plongé le plus grand musulman connu pour sa piété dans toute l'histoire de l'islam. Les déclarations d'Omar le deuxième calife sur son lit de mort nous apprennent que lui aussi doutait de son Salut.